jeudi 30 avril 2026

Il y a un récit dans les Écritures que beaucoup lisent comme un avertissement, mais lorsque vous ralentissez et que vous le regardez à travers le prisme de la miséricorde de Dieu, il devient tout autre chose. L’histoire de Lot dans Genèse 19 n’est pas d’abord une histoire de destruction. C’est une histoire de secours. C’est l’histoire d’un homme compromis, hésitant, et loin de l’endroit où il aurait dû être, et pourtant Dieu s’est déplacé avec urgence pour le faire sortir.

Lot ne vivait pas dans une position de force. Il s’était installé à Sodome, une ville connue pour sa corruption (Genèse 13:12–13). Avec le temps, ce qui avait peut-être été une décision temporaire est devenu son environnement. Voilà ce que cela signifiait alors : Lot était entouré de ténèbres, influencé par elles, et lorsque le moment est venu de partir, il n’est pas sorti avec une foi audacieuse. L’Écriture dit qu’il tarda (Genèse 19:16). Même alors que le jugement approchait, il hésitait.

Et c’est là que le récit prend une tournure puissante. Les anges ne sont pas restés en retrait en attendant que Lot se reprenne. Ils n’ont pas dit : « Quand tu seras prêt, sors. » Le texte dit qu’ils le prirent par la main, lui, sa femme et ses filles, et les firent sortir, parce que l’Éternel voulait l’épargner (Genèse 19:16). Laissez cela descendre dans votre cœur. Sa délivrance n’était pas motivée par son empressement. Elle était motivée par la miséricorde de Dieu.

Ce que cela signifiait alors, c’est que le secours de Dieu ne dépendait pas de la force de Lot, de sa clarté, ni même de sa volonté à ce moment-là. Dieu a agi à cause de Sa compassion. Lot ne se conduisait pas lui-même hors de la ville. Il était conduit. Il ne se sauvait pas lui-même. Il était sauvé. La main de Dieu était plus forte que son hésitation.

Et même après avoir été conduit dehors, Lot avait encore du mal à faire pleinement confiance. Il demanda d’aller dans une petite ville plutôt que dans la montagne que Dieu lui avait indiquée (Genèse 19:18–20). Une fois encore, Dieu l’accorda. Non pas parce que c’était le plan le plus élevé, mais parce que Dieu restait engagé à assurer sa sécurité. C’est la grâce à l’œuvre. Dieu agit avec quelqu’un qui ne répond pas parfaitement, tout en garantissant sa délivrance.

Maintenant, à travers l’œuvre accomplie de Jésus-Christ, cette vérité devient encore plus profonde. Car vous n’êtes pas dans un secours momentané. Vous êtes dans un salut accompli. Jésus n’est pas venu pour vous faire sortir partiellement puis vous laisser faire le reste. Il vous a pleinement délivré, pleinement sécurisé, et pleinement transporté dans un lieu de sécurité (Colossiens 1:13–14).

Cela signifie que votre relation avec Dieu ne dépend pas de la rapidité avec laquelle vous réagissez, ni de la force de votre foi, ni de la perfection de votre marche. Si Lot a été tiré hors de Sodome par la miséricorde alors qu’il hésitait, combien plus pouvez-vous être en paix en sachant que votre salut est ancré dans ce que Jésus a déjà accompli (Hébreux 10:14). Ce n’est pas vous qui vous accrochez à Dieu en espérant ne pas tomber. C’est Lui qui vous tient.

Il y a des moments où vous pouvez vous sentir comme Lot. Vous savez que Dieu vous appelle à avancer, mais il y a de l’hésitation. Peut-être de la peur, de la confusion, ou même un attachement à ce que vous devez laisser derrière vous. Et dans ces moments, il peut sembler que tout dépend de vous, que vous devez tout faire parfaitement. Mais ce récit vous rappelle que la grâce de Dieu n’est pas fragile. Elle ne s’effondre pas lorsque vous vous sentez faible.

Le repos ressemble à ceci : ce n’est pas prétendre que tout est parfait. C’est faire confiance que même lorsque vous vous sentez lent, incertain, ou pas encore là où vous aimeriez être, Dieu reste fidèle pour vous conduire. C’est croire que Sa main qui vous tient est plus forte que la vôtre (Jean 10:28–29). C’est savoir que Sa miséricorde ne réagit pas à votre perfection, mais qu’elle coule de Son cœur.

Alors aujourd’hui, respirez et recevez ceci : le même Dieu qui a pris Lot par la main pour le faire sortir est le Dieu qui vous a sécurisé en Christ. Vous n’êtes pas laissé seul pour comprendre les choses. Vous n’êtes pas à un pas de tout perdre. Vous êtes tenu, conduit et gardé par la grâce. Et dans cette réalité, vous pouvez cesser de lutter pour vous sauver vous-même et vous reposer dans Celui qui l’a déjà fait.

Abdias Aklo

Ce qui est bon, agréable et parfait, c’est Ta parole Seigneur, fondation inébranlable de ma foi.