samedi 25 avril 2026

Les blessures du passé ne doivent pas devenir un refuge pour notre retrait, mais un lieu où la grâce de Dieu nous rejoint pour nous relever. 

L’Écriture nous appelle : “offrez vos corps comme un sacrifice vivant” (Romains 12.1) et à “courir avec persévérance l’épreuve qui nous est proposée” (Hébreux 12.1). 

Ainsi, même marqués par la douleur, nous ne sommes pas dispensés de l’engagement, mais invités à avancer, non par nos forces, mais soutenus par la miséricorde de Dieu.

Nos blessures doivent-elles définir durablement notre engagement dans l’Église ?

Le danger est subtil quant à partir d’une expérience passée réelle, on peut en venir à généraliser et ainsi traîner dans notre présent le poids de notre passé : “Pour ne plus souffrir, je préfère ne plus m’engager.”

Progressivement, la prudence devient un véritable retrait, et le retrait devient une position spirituelle négative. 

En effet, l’Écriture nous appelle ailleurs.
Dans Épître aux Romains 12.1, l’apôtre Paul nous exhorte à offrir toute notre vie à Dieu.
Dans Épître aux Hébreux 12.1, nous sommes appelés à courir avec persévérance, malgré les fardeaux.

Autrement dit : la vie chrétienne n’est pas une vie sans blessures, mais une vie qui continue malgré elles.

Il ne s’agit pas ici de minimiser la souffrance.
Certaines blessures nécessitent du temps, de l’accompagnement, parfois même une reconstruction profonde.

Mais il faut aussi dire avec clarté : Une mauvaise expérience n’annule pas un principe biblique. Les abus d’hommes ne rendent pas caduque l’autorité bien exercée. Le repli n’est jamais la solution que propose l’Évangile.

L’Église n’est pas parfaite.
Ses structures non plus.
Mais Dieu agit au travers d’elles.

Refuser tout engagement à cause du passé, c’est risquer de transformer une blessure en frein durable à l’obéissance.

La grâce de Dieu ne nous appelle pas à vivre protégés…mais à vivre transformés.

Car avancer, même lentement, même prudemment, reste préférable à s’arrêter définitivement.

Que Dieu nous donne de ne pas faire de nos blessures une identité, mais un lieu où sa grâce nous relève pour marcher à nouveau.
Past. Xavier LAVIE

"L'Éternel dit à Abram : Lève les yeux et du lieu où tu es, regarde" (Gn 13.14) Rien n'est trop difficile pour Dieu, appui...