Je peux tout, en Jésus-Christ qui me fortifie (Philippiens 4:13).
✅ Tout comme le TGV ne peut pas aller gambader à droite et à gauche, Paul ne pouvait évidemment pas Tout au sens absolu du terme. Aurait-il été capable de sauter aussi haut qu’il le voulait ? Avait-il la puissance de faire comme bon lui semblait en toute circonstance ? Bien sûr que non ! Paul parle ici de possibilités et de ressources limitées aux capacités humaines et à l’intérieur du contexte de la volonté de Dieu pour lui. L’apôtre pouvait tout accepter, tout endurer, non pas parce qu’il était un surhomme, mais grâce au Seigneur qui le soutenait.
☑️ Chaque fois qu’il devait faire face à une nouvelle épreuve, Dieu lui donnait l’endurance et la vigueur nécessaires pour la supporter. Son union avec le Christ était nécessaire et suffisante pour le rendre capable de parer à tous les coups fourrés du diable, des Juifs, des Romains ou des faux frères. Paul disposait d’une armure invisible, une aide spirituelle toujours présente et il savait faire face à toute situation. Dans une autre lettre, il explique son secret pour ainsi dire. Je le cite :
Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi. Ma vie présente en tant qu’être humain, je la vis maintenant dans la foi au Fils de Dieu qui, par amour pour moi, s’est livré à la mort à ma place (Galates 2:20).
☑️ Cela ne veut évidemment pas dire que Paul aurait pu survivre indéfiniment sans manger ni boire à marcher dans le désert, mais lorsqu’il était confronté à l’impossible, Dieu intervenait en lui infusant une force surnaturelle intérieure qui lui permettait de surmonter les pires exactions. Un des prophètes explique ce phénomène de la façon suivante : L’Éternel donne de la force à celui qui est fatigué et il augmente la vigueur de celui qui est à bout de ressources. Les jeunes gens se lassent et ils s’épuisent, et même de robustes gaillards tombent, mais ceux qui comptent sur l’Éternel renouvellent leur force : ils prennent leur envol comme de jeunes aigles ; sans se lasser, ils courent, ils marchent en avant, et ne s’épuisent pas (Ésaïe 40:29-31).
C’est une fois que le croyant est à bout de ressources, et qu’il a épuisé ses propres forces, qu’il est le plus à même de se tourner entièrement vers Dieu afin de recevoir sa grâce (comparez Éphésiens 3:14-16, 20). Paradoxalement, ce sont les situations de détresses qui sont les plus propices à expérimenter le contentement dû à la présence de Dieu et la paix intérieure qu’il donne à ceux qui se confient en lui.
📌 Il n’existe pas de formule magique toute faite pour être content de son sort quelles que soient les circonstances. Cet état ne peut s’obtenir que par ceux qui obéissent à Dieu et mènent une vie juste. Par contre, ceux qui se complaisent dans le purin de leurs péchés sont comme la locomotive du TGV qui a causé une catastrophe ferroviaire ; ils n’iront nulle part, n’accompliront rien, et leur vie sera un échec.
☑️ À l’image de Paul, ce sont les croyants qui restent sur les rails de l’obéissance qui sont libres et peuvent tout en Dieu qui les fortifie. Jésus a dit : Je suis la porte des brebis. Celui qui entre par moi sera sauvé : il pourra aller et venir librement, il trouvera de quoi se nourrir. Moi, je suis venu afin que les hommes aient la vie, une vie abondante. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, vous l’obtiendrez (Jean 10:9-10; 15:7).
☑️ Le croyant ne peut demeurer uni au Christ et connaître sa volonté qu’en se gardant de tout mal, en consacrant du temps à la prière, et à la lecture, l’étude, et la méditation de la Parole de Dieu. Alors, s’il la met en pratique, le Seigneur le guidera selon son bon vouloir. Cette démarche n’est pas pour les faiblards, car elle demande volonté et discipline. Mais ce sont les moyens que Dieu a choisis pour que nous soyons en communion avec lui, et nous en retirerons de gros bénéfices.
L’obéissance aux enseignements des Écritures, d’une part, donne la sagesse nécessaire pour naviguer à travers les écueils de la vie, et surtout les éviter, et d’autre part, permet de faire les bons choix au moment opportun. Je lis un passage :
☑️ Débarrassez-vous donc de tout ce qui souille et qui reste en vous de méchanceté, pour recevoir, avec humilité, la Parole qui a été plantée dans votre cœur, car elle a le pouvoir de vous sauver. Seulement, ne vous contentez pas de l’écouter, traduisez-la en actes, sans quoi vous vous tromperiez vous-mêmes. Mais l’homme qui scrute la loi parfaite qui donne la liberté, qui lui demeure fidèlement attaché et, qui au lieu de l’oublier après l’avoir entendue, y conforme ses actes : cet homme sera heureux dans tout ce qu’il fait (Jacques 1:21-22, 25).
☑️ L’apôtre a conclu un paragraphe précédent disant : J’ai appris en toutes circonstances à être content avec ce que j’ai. Je sais vivre dans le dénuement, j’ai appris à m’accommoder à toutes les situations, que je sois rassasié ou que j’aie faim, que je connaisse l’abondance ou que je sois dans le besoin. Je peux tout, grâce à celui qui me fortifie (Philippiens 4:12-13).